lundi, décembre 17, 2012

Bon Dieu, que ce fut bon et beau et fort et...!


 photo D.M.

Bon Dieu, quel bonheur ces quatre représentations de "TROIS P'TITS COQUELICOTS" au CARRE 30 à Lyon ! Ce texte, que j'ai tricoté d'humour, de gouaille, de confidences, d'émotion, de tendresse, de révolte, de furieuse colère, ce texte pétri de pâte humaine, nous l'avons partagé en toute générosité. Virginie GROS, jeune comédienne qui pratique souvent son art au CARRE 30, s'est emparé avec virtuosité du personnage de Bûchette et a scotché le public par son interprétation. Chapeau, l'artiste ! Moi, qui interprétais le vieil ours de Gildas, je me suis régalé dans la joute avec cette demoiselle irrévérencieuse au cœur de lave et de miel, aux éclats de pureté angélique et aux provocations canailles.
Nous avons joué fines lames pour défendre une ode aux femmes martyrisées dans leur vie de couple, dans leur vie tout court, donc. Nous avons fait héroïne une jeune pute si humaine, si tendre, si digne, si blessée... Le public ne s'y est pas trompé. Les mots émus, les étreintes de vrai partage humain, nous sont allés droit au cœur. Yes, cette pièce a du sens, de la gueule, yes, nous l'avons défendue de toute notre âme, de tout notre énergie et de tous nos talents, yes, pendant quatre représentations théâtrales, nous avons montré le monde, ses aspérités parfois monstrueuses et aussi ses flamboyances individuelles. Pendant quatre représentations, nous avons renforcé l'ACTE THÉÂTRAL. L'éternel Acte Théâtral qui donne miroir au monde des hommes. Simplement. Comme chuchote le petit ruisseau de montagne...
Merci, Virginie !
Merci aussi, (et combien !) à Laurent PESSIN, technicien au CARRE 30, qui s'est investi en Pro pour nous façonner un "corbeillon" lumineux et sonore à la mesure de l'enjeu de la pièce.
Merci à vous toustes pour ce partage.
Merci au CARRE 30 pour avoir permis cet accomplissement.


vendredi, décembre 14, 2012

"TROIS P'TITS COQUELICOTS" au CARRE 30...



... encore ce soir, demain 20h30 et dimanche 17h30 !
Hier, c'était la Première et ça s'est très bien passé !
On vous attend nombreux d'ici dimanche.

Réservations 04 78 39 74 61

mercredi, décembre 12, 2012

"TROIS P'TITS COQUELICOTS" au CARRE 30 : J-1 !!!





Quel secret renferme le petit sanctuaire ?


Après deux jours en apnée répet', une plage de repos et de concentration. Avec Virginie GROS, on a bien bossé. Demain soir, 20h30, c'est le grand bain. Pour quatre jour. 
Nous espérons partager cela avec de nombreux amis.
Bûchette et Marie-Hélène, les deux personnages féminins de cette pièce méritent tant votre chaleureuse présence !
A tout bientôt, donc !

lundi, décembre 03, 2012

"TROIS P'TITS COQUELICOTS" à l'affiche du CARRE 30 les 13-14-15-16 décembre !!!






"TROIS P'TITS COQUELICOTS" c'est cette pièce écrite à l'époque pour le Théâtre du Lendemain, dans le Var, où une jeune prostituée en cavale et qui s'est "invitée" chez un veuf, découvre, en farfouillant sans scrupule dans une commode, la drôle histoire de ce couple à l'époque en pleine dégénérescence. Qui dit la vérité ? La défunte dans ses lettres à sa maman ou le vieux qui affirme avoir supporté la "folie" de cette épouse qu'il dit aimer encore par delà la mort? Extrait:

Bûchette     Elle était gentille comme ça, ta petite femme ?

Gildas     Je vous ai déjà demandé…

Bûchette     Oui, mais moi, j’veux savoir. J’t’ai bien raconté mon film, moi. T’en fais pas, j’vais pas la vendre à Hollywood, ta saga. J’ai envie de te connaître un peu, toi et elle, si je pars bientôt…

Gildas      Ca me fait mal, de parler de tout ça. Cela a été si dur. Depuis qu’elle est partie, je n’ai jamais retrouvé une vie normale. Non, non, vous pouvez sourire, je ne vis pas comme les autres. Mon existence est figée, là, à côté de cette faible lueur.

Bûchette     Ca fait longtemps qu’elle a dévissé ?

Gildas     Ca fera dix ans. Dix ans le deux juin, la Sainte Blandine. En martyr, elle aussi.

Bûchette     Comment ça, en martyr ?

Gildas     Par pitié…

Bûchette     (Lui versant du vin, dont il boit quelques gouttes du bord des lèvres.) Laisse-toi aller, va, crois en mon expérience, ça soulage, les confidences. C’est comme pour le rhume, faut se moucher de temps en temps, on respire mieux. Elle était malade ?

Gildas     C’est cela, c’est cela. Elle était très malade. Les nerfs, la tête. On a vu des docteurs, des professeurs, la médecine n’y pouvait rien. On lui faisait croire que ça irait mieux, elle avait des traitements. Mais elle souffrait beaucoup quand même.
          Et puis… Mon Dieu, quand j’y pense… Ses lubies, ses idées fixes… Mon Dieu, je m’étais promis de ne plus parler de ça. Je ne veux pas salir sa mémoire, comprenez-vous ?

Bûchette     Bois un coup, Gigi, lâche les vannes, laisse filer le courant. J’en ai vu, tu sais. Je peux tout comprendre.

Texte déposé à SACD/SCALA

mercredi, novembre 07, 2012

Ecumes de jeunesse









Année 1987. Je quitte Paris et me retrouve seul dans le Var (Vidauban, les Arcs- sur- Argens) dans une petite piaule avec un bloc de papier dessin et une boite de pastels secs. Alors, je dessinote un peu...

lundi, novembre 05, 2012

2 et 3 Novembre 2012, Maubeuge, Chapeau, les artistes du Théâtre de l'Etincelle !





J'ai vu Maubeuge, son fameux "Clair de lune" et surtout, surtout, un spectacle de haute tenue ! La troupe du Théâtre de l'Etincelle a produit un travail extraordinaire, presque quatre heures de représentation, sur ma pièce "Dissolution d'un ectoplasme". 

Tout le drame de Mr Terreneuve, artiste désespéré tombé dans la déchéance et accompagné socialement par Marie-Françoise, une femme d'une générosité et d'une humanité touchantes, a été évoqué avec ses vagues de doute profond, d'éclairs d'espoir, d'incompréhension, de détermination, de regards acérés sur la marche du monde des hommes.

Bon Dieu oui, ils étaient là, les trois personnages de la pièce ! Bon Dieu oui, on a ressenti l’apprivoisement du vieil ours anéanti par une femme généreuse et déterminée dans sa mission ! Bon Dieu oui, on a senti la rigueur souvent inhumaine de la société dans le personnage de la Directrice de la structure éducative, Mme Gilberte ! Bon Dieu oui, on a frissonné dans la terrible scène où Mr Terreneuve décide de rejoindre son destin d’invoulu. Quel moment de Théâtre !

Là où la troupe a fait très fort aussi, c’est dans la mise-en-scène des interventions des chœurs. Dans cette pièce, intercalées entre les scènes du huis clôt entre les trois personnages de l’histoire, deux types d’interventions: un chœur présente des scénettes tirées des œuvres théâtrales ou poétiques écrites par Mr Terreneuve au temps de sa jeunesse et un chœur nous fait « lecture » des désespérantes correspondances entre celui-ci et les institutions culturelles qui ont toujours refusé d’accorder la moindre chance à son travail de création. Cela aurait pu être rébarbatif, je le reconnais bien volontiers, mais la troupe a fait montre d’une inventivité décoiffante et les interventions des chœurs nous ont surpris à chaque fois. Les petites scénettes ont été travaillées sérieusement, comme si l’entièreté des pièces dont elles étaient extraites devait être jouée. Des moments parfois époustouflants comme cette intervention de dix minutes où l’on vient rire méchamment à la figure d’un Pierrot fracassé de douleur dans une farandole d’apparitions extravagantes et à un rythme sans faille, et puis cette scène tirée du " Mariage d’Arlequin " en somptueux costumes vénitiens. Et ce jeune garçon d’une douzaine d’années qui vient dire de la poésie et qui donne avec talent la réplique à des comédiens chevronnés !

Qui  dit mise-en-scène élaborée dit techniciens à la hauteur de l’ambition commune. Et là, ils ont assuré, les techniciens, jonglant entre deux espaces scéniques, projetant de nombreuses séquences vidéo, sans temps morts et pendant quatre heures !

Un sacré fortiche travail d’équipe !

Je rajouterai un accueil chaleureux, de la belle rencontre, le partage immodéré de la passion du Théâtre.

Chapeau bas, amis du Théâtre de l’Etincelle ! Je n’oublierai jamais cette formidable soirée parmi vous !

jeudi, octobre 18, 2012

Ce fut une belle expo, les amis !

Denis Marulaz

Christophe Masseron

Hélène Canard-Denavit

Catherine Marchal

Pascal Desbled

Françoise Grataloup

François Catrin

Alain Bailly

Thierry Montoy


Ce fut une belle expo. Par la qualité des travaux présentés, par la synergie induite par la thématique retenue: le DOUTE. Vaste et vertigineux voyage en soi. Huit plasticiens et un poète ont eu raison de tenter l'aventure. Pendant un mois, un nombreux public est venu partager des visions, des réflexions, des questionnements, du décryptage, de la contemplation, de l'émotion, de la découverte. Merci à toutes les personnes qui nous ont fait le plaisir de leur visite. Merci aux amis que j'ai eu le bonheur de retrouver ou de rencontrer tout au long de ce mois privilégié.
Merci aux responsables de l'espace Confluences-Polycarpe qui ont accueilli cette exposition et ses artistes dans de si bonnes conditions et avec un esprit d'ouverture remarquable et réconfortant.
Merci au philosophe Pierre MATHEY qui, dans son intervention du 4 octobre, a su mettre des mots sur une démarche créatrice à la fois enthousiasmante et parfois douloureuse.
Vous pouvez rencontrer le travail des artistes du collectif TOUS A L'OUEST en visitant le site:


En savoir plus sur l'espace Confluences-Polycarpe:


 A la prochaine, les amis !

jeudi, septembre 06, 2012

Expo sur le Doute...



... Ce sera à l'espace Confluences Saint-Polycarpe du 13 septembre au 13 octobre et c'est organisé par le collectif Tous à l'Ouest. J'y serai présent à leur invitation avec un livre artistique tout spécialement créé pour l'occasion: 

Vernissage le 13 septembre à partir de 18h00
impasse Mermet Lyon 1er (escaliers).
Nous serions heureux de votre visite !

mardi, septembre 04, 2012

"Et tu serais celui qu'implore l'agonisante" Le Livre d'artiste...

Une des illustrations du livre. Pastels secs et crayons couleurs. 20x20


... est achevé. Prêt pour l'expo à l'espace Confluences Saint-Polycarpe à Lyon, à partir du 13 septembre, organisée par le collectif Tous à l'Ouest (voir lien dans Fil à fil).
On boit un coup à la santé des artistes et de leurs oeuvres ce jour-là de 17h30 à 19h00.
Le Livre sera là, sur le lutrin que j'ai dégoté à l’entrepôt de Notre-Dame-des-Sans-Abris de Vaise. Et les dessins originaux, accrochés tout autour. Et les travaux des copains. Une belle expo, en somme, sur le thème du Doute... Pas facile... Mais tellement humain !
Si vous voulez découvrir le Livre en avant-première, c'est fastoche, suffit de cliquer sur le lien ci-dessous:



Texte et illustrations déposés à SACD/SCALA

vendredi, août 24, 2012

D'un travail à l'autre, dans l'approfondissement...

dessin entier A3 encre pastels secs plus divers ingrédients



détail
dessin entier A3 encre pastels secs plus divers ingrédients

dessin entier A3 encre pastels secs plus divers ingrédients

dessin entier A3 encre pastels secs plus divers éléments
détail

détail

détail

détail
détail, pastels gras, fusain, pastels secs

environ 20 x 20 pastels secs crayons couleurs

environ 20 x 20 pastels secs crayons couleurs

environ 20 x 20 pastels secs crayons couleurs

environ 20 x 20 pastels secs crayons couleurs
environ 20 x 20 pastels secs crayons couleurs

environ 20 x 20 pastels secs crayons couleurs

environ 20 x 20 pastels secs crayons couleurs

Les amis du Collectif de plasticiens "Tous à l'Ouest" m'ont invité à partager avec eux leur nouvelle expo sur la thématique du Doute qui sera présentée au public à partir du 13 septembre dans les salles d'expo de l'église Saint- Polycarpe, au début des pentes de la Croix-Rousse à Lyon. Je présenterai une œuvre originale, pour l'occasion: un livre d'artiste dont le texte reprendra le chapitre 4 de ma dernière création poétique "Aux alentours de nulle part" publiée aux éditions Fibres du monde. Le titre en est "Et tu serais celui qu'implore l'agonisante..." et sera enrichie de plusieurs dessins et picturalités que j'ai réalisés pendant l'été. En matières: pastels secs, crayons couleurs, encres, mélanges divers... Environ soixante pages sur un très beau papier que m'a offert Ollala Lorella en remerciement pour une initiation que je lui ai faite en matière de fabrication de livres artisanaux. Un cercle vertueux et créatif, en somme... Ci-dessus, les dessins participant de ce travail. 

Texte et illustrations déposés à SACD/SCALA

vendredi, mai 04, 2012

"AUX ALENTOURS DE NULLE PART", de vive voix !


Le livre publié aux Editions Plasma-Fibres du Monde.  10 Euros + frais de port.





Ce nouveau texte poétique, publié aux Editions Fibres du Monde, je viens de l'enregistrer, comme d'autres de mes textes. Il se présente en sept parties, comme dans le livre. Pour entendre ce texte poétique et visionnaire, porteur d'un regard incisif sur les errements de l' "Aventure Humaine", il suffit de cliquer sur le lien ci-dessous. Bonne écoute à vous, et surtout, qu'apparaisse indispensable et inéluctable, à cette écoute, la nécessité personnelle et collective d'appréhender notre "Monde" avec amour et compassion. Pour le sauver. Et nous sauver ! S'il est temps encore...


 



Texte déposé à SACD/SCALA et publié aux Editions Plasma-Fibres du Monde

mardi, avril 24, 2012

"Pinocchio le Petit" et le muguet qui pue...

Le petit Pinocchio sardonique propose d'organiser un 1er Mai du "vrai travail", stigmatisant par cela les emplois précaires, les chômeurs, les gens qui ont peut-être d'autres talents et richesses personnelles à mettre en leur vraie valeur que de faire le larbin des possédants et des élites autoproclamées. "Pinocchio le Petit" stigmatise toute cette "populace" qui parasiterait "l'Etat Providence" ! Quelle fumisterie ! Quelle manipulation des esprits !

Qui vampirise le sang de la Nation?
Nous, les RSA, les ASS, à 15 Euros par jour, nous, les smicards à 9E 22 brut de l'heure? Nous, les femmes et hommes bénéficiant des APL pour cause d'indigence salariale?

Alors, si nous, les petits, les humbles, les misérables, qui bénéficions des prestations que NOUS AVONS PAYEES DE NOS COTISATIONS ANTERIEURES ET PRESENTES, sommes considérés comme parasites de la Société, que devons-nous penser des Elites et commensaux de toutes sortes, de tous ces privilégiés, du privé ou du publique, amis et protégés du "Pouvoir", qui se gobergent sous les Ors de la République, qui font embaucher, nommer, coopter sans vergogne leurs proches à des fonctions réelles ou virtuelles pour des salaires d'une indécence écœurante?

Que devons-nous dire de ces "amis du premier cercle" qui raflent, comme au bon temps d'Al Capone, qui se partagent, devrais-je dire, les chantiers de "l'Aménagement du Territoire" en faisant travailler, par dessus le marché, des malheureux sans papiers dont ils savent que jamais ceux-ci ne se permettront de soulever une contestation sur leurs conditions de travail indignes, étant jetables au rebut et à la misère à tout moment?

Que penser de l'avionneur DASSAULT qui, depuis soixante ans, profite des mannes intarissables de la Nation pour mettre en service des engins de mort et de destruction? Combien de milliards et de milliards gaspillés pour les Caisses de la République? Combien de milliards aveuglément injectés dans les coffres d'une seule famille "élue"? Et que penser du fait que cette famille reconnaissante possède et manipule le FIGARO, cette « PRAVDA » de la Sarkoland ? Et les Bouygues, et les Boloré, et les Arnault, et les... et les... Et eux et leurs cours et parentelles? Combien d'"Europhages" aux insatiables appétits, et à la conscience scrupuleusement déshumanisée, font patrimoine privé et opulent du "Bien de la Nation" et de la sueur, souvent du sang, des travailleurs et des martyrisés sociaux? A qui a-t-on cédé légalement et à vil prix des autoroutes, des services publics mis à l’encens, comme France Télécom, des biens nationaux divers qui participaient de la richesse et de l'investissement collectifs, pour en faire des entreprises privées, incontrôlables, et dénuées de toute solidarité nationale?A des amis bien en cour, bien sûr! De la "Famille" comme qui dirait...

Cela ne s’appelle t-il pas aussi de « l’Etat Providence » ?

La morgue de "Pinocchio le Petit" est un crachat à la face du Peuple. Du "Petit Peuple". Cette petite crapule mafieuse n'a rien à foutre à la tête de notre Nation. Qu'on le réexpédie dans sa cour d'école avec cent et cent fois à copier ces vers de Gilles Vigneault:

"Quand les hommes vivront d’amour
Il n’y aura plus de misère
Et commenceront les beaux jours
Mais nous, nous serons morts mon frère".

Histoire qu'il apprenne et comprenne les mots: Hommes (Femmes, bien sûr), Vivre, Amour, Misère, Beaux-Jours, Frères...
Vaste programme. Il faut qu'il s'y mette. Tout de suite !!! Et plus vite que ça !!!

Hombre de Nada

vendredi, avril 13, 2012

Les illustrations de "L'Apocalypse" en cartes postales !

Création et réalisation D.M.

Et bien voilà ! Après quelques mois d'attente pour cause d'écriture de "Aux alentours de nulle part" et de la lecture de ce texte au Théâtre du CARRE 30, à Lyon, j'ai enfin pu réalisé une série de cartes postales à partir des douze illustrations de mon livre "L'Apocalypse selon Zeugmette"
.

Elles sont superbes, je trouve, pimentées à souhait, tout comme la pièce dont elles sont une mise-en-scène graphique.

Vous pouvez vous les procurer sur simple commande en commentaire de ce post ou par mail:
dmarulaz@wanadoo.fr

Format double A6 + enveloppe présenté sous cellophane. 2 Euros l'unité ou 18 Euros la série de 12.

A bientôt pour vous servir, peut-être !

mercredi, mars 21, 2012

Pour cette soirée du 20 mars au CARRE 30, MERCI !!!

Lecture en duo avec Marine DESAUTELS. Photo SAFRAN.



Le livre publié aux Editions Fibres du Monde 10 euros


J’en connais des qui vont regretter de ne pas avoir vécu cette lecture de « Aux alentours de nulle part » hier soir au CARRE 30 ! Quel moment !

Le théâtre était rempli, comme pour mes précédentes prestations, les fidèles amis étaient là et de nouvelles personnes aussi !

Nous avons inversé l’ordre habituel de la soirée : d’abord la « Scène ouverte » où quelques textes furent dits puis la lecture programmée.


Du texte intégral, j’avais sélectionné une petite moitié, soit environ cinquante minutes de lecture. Marine DESAUTELS et moi avons répété une bonne douzaine de fois, à deux lectures par séance, notant l’un et l’autre tout ce qui devait être amélioré. Une vraie grande complicité dans le travail.


Hier soir, nous nous sentions prêts, je vous l’avais écrit il y a quelques jours. Prêts et surtout motivés !


Nous n’avons pas joué la facilité ! Ce texte est dru, puissant, dérangeant, peut-être. Tissée d’émotions lumineuses et d’images parfois insupportables, cette œuvre demande une grande qualité d’écoute et la confiance du public. Les personnes qui viennent écouter mes textes savent que mes mots vont fatalement bousculer certaines certitudes dans ce que peut sembler être la « normalité » de la vie et du format de la Société des hommes. D’autres partiraient en courant, mon public fidèle s’ouvre aux visions, souffre et s’émeut aux jaillissements des images.


Notre devoir de lecteurs, à Marine et moi, était de faire en sorte que rien ne vienne gripper le déroulement du fil, que la partition que nous avions écrite en parfait accord lâche ses notes selon le rythme et la puissance qu’imposait l’épanouissement harmonieux du texte.


Cela s’est passé sans aucune anicroche. Marine a été formidable ! Toutes les craintes, les doutes, ont été mis de côté dès notre entrée sur scène. Pas une seconde ne fut bradée, hésitante. Une « course de fond » gérée de bout en bout. Et le public a suivi, se laissant entrainer dans ce monde pourtant cauchemardesque que nous lui dévoilions. Parce qu’il sait que mes mots sont sincères, mes textes visionnaires et mon « Acte du Dire » vierge de toute espèce d’esbroufe. Rien que du partage de douleur et d’espoir. Rien que cela. Avec les mots qu’il faut, je pense. En tout cas, je m’y attache.


Bon Dieu, quel bonheur, à la fin, cette longue caresse d’applaudissements ! Comme j’étais heureux pour elle, pour nous, pour les mots rudes ou tendres qui avaient été reçus et acceptés comme un cadeau amical !


Et ce plaisir, ensuite, des retrouvailles, des félicitations, des dédicaces, des verres vidés en toute convivialité, avec le sentiment d’avoir vécu tous ensemble un beau moment d’humanité et de Poésie !


Merci encore, Marine, le Carré 30, les Editions Fibres du Monde, Rems qui a réalisé la bande son, tous les amis parfois venus de loin et ceux qui nous ont soutenus par la pensée ou en nous laissant sur internet des signes d’amitié…


Avec Marine, on s’est dit qu’on remettait ça. Le plus vite possible !

Avis aux amateurs de lectures publiques!

D.M.